Le Service aérien gouvernemental effectue des interventions aériennes d’urgence pour combattre les incendies de forêt, grâce à son personnel et à ses avions-citernes. Il fait son travail en collaboration avec la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), un organisme privé responsable de la prévention, de la détection et de l’extinction des incendies de forêt sur tout le territoire québécois.
Chaque année, la SOPFEU utilise les avions-citernes du Service aérien gouvernemental, soit huit CL-415, deux CL-215T et quatre CL-215P, pour circonscrire quelque 600 incendies de forêt au Québec. En moyenne, ces interventions totalisent annuellement 2 000 heures de vol, 12 000 largages totalisant une trentaine de millions de litres d'eau.
Pendant la saison des feux, soit de la mi-avril à la mi-septembre, la flotte entière des avions-citernes est mobilisée au Québec. Ces avions peuvent être répartis sur les 10 bases suivantes : Roberval, Baie-Comeau, Havre-Saint-Pierre, Sept-ÎIes, Maniwaki, Val-d’Or, Chibougamau, Matagami, Manic 5 et Rivière-Bonnard.
Les pilotes du Service aérien gouvernemental, aussi connus sous le nom de « pompiers du ciel », sont très expérimentés. Ils cumulent, à eux seuls, plus de 4 000 heures de vol en moyenne par année.
Vingt équipes (deux pilotes et un technicien) sont mobilisées durant la saison des feux.
| Année | Nombre de feux | Nombre de largages | Quantité d’eau (litre) | Hectares brûlés |
|---|---|---|---|---|
| 2009 | 441 | 6 738 | 51 756 667 | 20 486 |
| 2008 | 189 | 2 697 | 18 833 810 | 133 |
| 2007 | 892 | 13 644 | 80 875 119 | 278 033 |
| 2006 | 623 | 11 757 | 67 505 494 | 13 768 |
| 2005 | 1 253 | 25 518 | 146 735 379 | 386 671 |
Sur un plan d'eau, un avion-citerne fera toujours une passe à blanc, c’est-à-dire un vol de reconnaissance sans écopage, avant de descendre frôler les flots pour remplir ses réservoirs.
En forêt, à proximité d'un lieu d'intervention, l'avion-citerne fera aussi une passe à blanc pour ensuite déverser 6 000 litres d'eau au moment du second passage.
Lorsqu'ils ne sont pas requis au Québec, les avions-citernes peuvent être sollicités dans les autres provinces canadiennes, grâce à une entente pancanadienne. Cette utilisation optimale des appareils permet de diminuer les dépenses associées à la mission de lutte contre les incendies de forêt au Québec.
De même, tous les pays qui sont aux prises avec des incendies de forêt peuvent louer les avions-citernes. Les équipages et les équipes de maintenance sont inclus dans la location.
Ce service jouit d’ailleurs d’une excellente réputation sur le plan international. Depuis 1968, les équipes du Service aérien gouvernemental ont travaillé dans les pays et les États suivants :
Depuis 1994, le Service aérien gouvernemental prête main forte aux équipes de l’État de la Californie. En dix ans, deux ententes, de cinq années chacune, ont été signées avec le comté de Los Angeles, générant des retombées de près de trois millions de dollars par année au Québec. Une quatrième entente a été renouvelée pour les années 2011-2016.
La Californie représente un défi supplémentaire. Dans cet État, les pilotes d'avions-citernes sont parfois amenés à travailler avec des vents très forts et à écoper dans les eaux houleuses du Pacifique, ce qui les oblige à faire preuve de plus d'habileté pour ne pas endommager les appareils. De plus, les techniciens doivent aussi prendre toutes les précautions pour retirer entièrement le sel des avions à leur retour à la base, afin de maintenir les appareils en parfait état.